Pour en finir avec la Loi du Triple Retour…

23 décembre 2005

Et la Grande Déesse dit :
” Que ce que tu fasses te revienne par trois fois ”

Et depuis ce jour, les gentils vécurent heureux, les méchants malheureux et les gentilles sorcières mysticopoufiasses orchestrant le Bien en duplex avec la Déesse, encore plus connes qu’avant…

En voilà un sujet intéressant : la Loi du Triple retour, terreur des magiciens noirs mais juste punition de la grande Mère ou du grand Cornu ou Barbu, comme vous voudrez, entités bienveillantes gardiennes du Bien et de la Paix. Tremble, sorcier mal intentionné, Il a l’œil sur toi, prêt à te foutre sa main dans la gueule si tu utilises ta magie à des fins malhonnêtes ! Mais pourquoi par trois fois ? Tout à fait entre nous, j’ai une explication : admettons que tu fasses le Mal, quel sera le célèbre trio susceptible de t’en vouloir ? Facile : le Père, le Fils et le Saint Esprit, donc trois coups de pieds dans le cul à la fois ! Notez au passage que je viens de réussir à quantifier l’intensité de l’acte magique…

Stupide métaphore pour sorciers inaccomplis lorsque l’on Sait ce qui se cache en vérité derrière cette image… Ce que vous ne saviez peut-être pas, c’est que la terre est en réalité entourée d’une danse atmosphère énergétique : l’Energie Universelle, cette énergie est en vous et vous la manipulez à chaque opération magique. Entrons dans les détails de la mécanique énergétique : le magicien en action crée un vortex d’énergie, aspirant vers le Haut l’égrégore qu’il crée par sa pensée et ses symboles, celui-ci se dirige et touche -en cas de succès- sa cible via l’infini potentiel directionnel du Cosmos ou Haut. Le problème est que le magicien est, précisément au moment de l’impact, lié à sa cible par cette énergie ” tordue ” ne demandant qu’à se repositionner. Observons, pour comprendre le l’intérêt de cette situation l’effet de l’égrégore sur sa cible : celui-ci la touche créant l’effet désiré, par réaction, la cible crée inconsciemment un deuxième égrégore correspondant à sa situation et son état d’esprit. Supposons que le sort jeté soit maléfique : la cible se retrouve en situation désagréable, émet des pensées négatives, créant ainsi un égrégore ” négatif “. Mais le processus ne s’arrête pas là, je vous avais, plus haut, expliqué que le magicien était lié à sa cible d’un ” ressort ” d’énergie ne demandant qu’à se ” détordre ” une fois l’égrégore arrivé à destination. Eh bien c’est ce qu’il fera, ne manquant pas de refouler vers l’expéditeur l’égrégore ” réaction “, témoin de la situation dans laquelle il aura mis sa cible. Donc, dans le cas d’un sort néfaste, un égrégore négatif reviendra naturellement se crasher dans la gueule du lanceur… Quoi de plus logique ?

Coupez, elle est bonne ! Admirez, croyez et comprenez messieurs les Magiciens, messieurs les Savants, ceci n’est point une loi, pas plus une superstition, c’est une Science ! J’en suis l’auteur et me félicite, dix-sept longues minutes de cogitation et de théorisation pour découvrir les secrets de l’univers, de quoi à jamais surpasser et dominer les simples sorciers et leurs frivoles superstitions…

Le désespoir de trouver une explication valable de croire en un tel effet de ” retour ” magique est-il une raison de croire bêtement en un dogme ? Le refus du dogme est-il une raison d’ignorer ce principe ?
Je ne pense pas, j’ai personnellement plusieurs raisons tout à fait naturelles de ne pas utiliser la magie* à tort et à travers :

- L’acte magique demande un effort, souvent supérieur à la satisfaction procurée par un résultat futile, aussi impressionnant puisse-t-il être.

- Inutile, un Grand Dictateur pour constater que le sang gicle quand il n’infecte pas nos plaies. A moins de vous enfermer dans un caisson au plus profond d’un océan après avoir pris soin d’éradiquer tous vos sens conscients ou non, vous êtes, d’une manière ou d’une autre liés à tout. Nous jouons perpétuellement sur l’architecture de ces liens.

- De la même manière, faire le ” Bien ” nous est en partie bénéfique, c’est de plus une façon d’imposer son Bien et parfois de se conforter psychologiquement, de satisfaire les inévitables pulsions de notre ego et de notre conscience. Là où la dévotion est stupidité, l’égoïsme est raison.

- Tout ce qui monte redescend, toute action entraîne une réaction, il semble que l’univers tende naturellement vers un équilibre des ” charges ” (constatation empirique).

A quoi donc servent ces éternelles dissertions sur des valeurs relatives lorsque la seule chose qui importe réellement est le plaisir ou la souffrance que l’on s’inflige… A placer dans de relatifs états psychologiques…

*Acte de volonté

III. Métapratique

23 décembre 2005

Il n’existe pas de ” Magie du Chaos ” à proprement parler, dans le sens où on ne la pratique jamais, c’est peut-être même sa seule définition. Pourtant, certains définissent la magie du Chaos comme ” magie qui se pratique “. Alors que pratique-t-on exactement ? La réponse est simple : tout, ou potentiellement tout du moins. Tout est praticable pour un mage du Chaos, du système magique le plus simpliste aux traditions les plus ” scientifiques ” en passant par les croyances les moins sensées. A partir du moment où l’on admet que tout est relativement absolument vrai, relativement, quelque chose devient absolument vrai. Il ne s’agit donc que de trouver les bonnes références, choisir ses vérités temporaires, s’imposer les contraintes appropriées, puis, un court instant, se mettre à croire de tout son être au caractère infini de ce paradigme, rejetant radicalement tout ce qui le contredit, devenant un dangereux extrémiste de cette croyance adoptive, un fanatique serviteur d’une divinité passagère. C’est à ce moment là que vous serez en mesure d’atteindre la gnose nécessaire à votre travail magique. Utilisant de manière on ne peut plus radicale et déterminée l’énergie fournie par votre paradigme passager, vous parviendrez alors à le dépasser afin de projeter votre volonté dans ” ce que je ne peux nommer “. Pour metaphoriser la situation, en magie de chaos, vous solidifiez temporairement un ensemble de vérité afin de prendre appui sur lui et de faire bondir votre volonté au delà de ce qui est assimilable par la conscience humaine.

Il est absolument nécessaire que l’esprit du magicien du chaos soit vide de toute croyance ” fondamentale ” (le Chaos n’en est pas une), de tout absolu, unique inhérent à celui-ci. Sans cela, ces croyances l’empêcheraient d’errer librement à travers l’infinité de paradigmes lui étant accessibles, de s’impliquer totalement dans ceux-ci, de s’y dévouer frénétiquement, nuisant au résultat de toute action dans un paradigme exclu de ceux générés par ses croyances. Il est, bien-entendu tout aussi vital d’abandonner toutes les croyances adoptées en tant que moyens. Pour faire face à ces problèmes, le magicien en question doit être un véritable professionnel du déconditionnement, un terrible bourreau d’idées. Il a pour cela recours à quelques outils comme le rire, moyen le plus naturel de relativiser des idéaux fraîchement assimilés ou à certains rituels pouvant le substituer ou bien le renforcer, permettant un ” décrassage psychologique ” plus profond pour certains. C’est probablement pour supporter de tels ” retournements cérébraux ” à un rythme assez élevé que l’on dit que la pratique de la magie du Chaos requiert une certaine ” stabilité psychologique “.

Le magicien du Chaos est donc un nomade paradigmatique, pauvre de toute croyance, de tout Savoir errant de systèmes en croyances, d’églises en cercles, avec, à chaque fois, la certitude préfabriquée d’être aux portes de la Vérité, la conscience qu’il a tout à apprendre de millions de personnes (y compris lui-même) ou disons plus largement ” d’entités “, aussi ” limitées ” soient-elles. Les systèmes ” classiques “, approuvés ou soutenus par certaines personnes ne sont pas les seuls à être utilisés et utilisables dans ces conditions : les cultes les plus farfelus, incompréhensibles, débiles ou fantastiques peuvent être utilisés si vous décidez de les créer. Il se pourrait, si vous vous intéressiez à ce courant magique, que vous vous retrouviez, un jour, en train d’invoquer une entité Lovcraftienne, vénérer un poireau avec des peintures représentant des incantations en langage poireau sur votre corps, prononcer les mêmes paroles que dans Charmed, invoquer le vampire que Buffy a tué la semaine dernière, tirer des enseignements de Tigrou pour sauter dans l’astral à l’aide de votre queue de Tigre astrale… Il est bien sûr possible de s’inventer des systèmes plus ” crédibles ” et donc faciles d’accès comme une théorie personnelle sur l’énergie, un panthéon customizé, des symboles retrouvés de vous-même un peu partout, les théories pseudo-scientifiques ou pseudo-psychologiques sont assez intéressantes et facile d’accès puisqu’elles exploitent notre crédibilité vis à vis de ces sciences. Tout, absolument Tout, est permis pour le mage du Chaos, à partir du moment où il est prêt à en assumer les conséquences, à partir du moment où il accepte certaines restrictions temporaires, à partir du moment où il reconnaît malgré tout que rien n’est Vrai.

II. Si ce n’est une fin, c’est donc un moyen ! Métacroyance.

23 décembre 2005

Des milliers de croyances contradictoires ont engendrés des changements d’ampleurs équivalentes, allant du simple ” miracle ” à la plus machiavélique organisation de sociétés humaines. Pourquoi se torturer indéfiniment l’esprit à choisir laquelle est la meilleure alors qu’elles sont toutes puissantes et efficaces ? Le fait de croire n’est, pour le mage du Chaos, ni plus ni moins qu’un état psychologique passager, état psychologique potentiellement responsable de considérables altérations de quelques réalités ; d’actes magiques en somme.

La métaparadigmatique est le concept fondateur de la théorie magique du Chaos, concept selon lequel il n’existe, non pas Une Vérité, mais une infinité de vérités relatives et parallèles. Le fait de ” Croire ” n’est alors plus que l’encrage dans l’un de ces paradigmes. L’habileté du magicien va se retrouver dans sa capacité à employer, temporairement, les systèmes de croyances les plus appropriés à sa situation, ses capacités, ses aboutissements afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé. Il est important de noter que l’objectif dépasse largement, pour le mage du Chaos, la croyance utilisée pour l’atteindre et que celle-ci est souvent abandonnée avant que le résultat ne soit observé. L’acte de croire ne représente alors qu’une voie empruntée un instant par la volonté du magicien afin d’atteindre son objectif ; deux choses demeurent et sont dignes d’intérêt ou de critiques : le magicien et l’acte qu’il vient d’accomplir.

Cela peut conférer un aspect on ne peut plus froid et morbide à la magie du Chaos, dans le sens où elle dépasse les notions de bien et de mal, d’erreur et de vérité, de bonheur et d’horreur. Il n’appartient qu’au magicien lui-même de définir s’il le veut ce qu’il considérera comme bien, mal, absolu, véritable, unique, ce qui lui laisse une liberté infinie, enlacée d’une responsabilité illimitée. Certains appellent pour cela la magie du Chaos ” magie sans ceinture de sécurité “, ” magie sans limites “. Bien entendu, vous ne pouvez pas vivre dans un métaparadigme (n’étant pas un paradigme) et votre vie ne devient intéressante qu’à partir du moment où vous vous forgez des objectifs ou idéaux, inutile de le nier. Sans cela, vous n’éprouveriez aucun intérêt pour la magie ; mais rien ne les empêche d’évoluer… Personnellement, je vis en ce moment dans un consensus ” plaisir, liberté, survie ” - ayant pour fin ultime ” plaisir “, il faut bien l’admettre, c’est pour cela qu’on vit non ? - et saute de système en système m’assurant de ” l’équilibre ” des trois qui n’est qu’une succession de déséquilibres. C’est cela ma ” ceinture de sécurité “.

Constatons aussi que le magicien du Chaos n’a absolument rien ” au dessus ” de lui, puisqu’il réduit ses croyances au rang d’outils et donc aucune ” grande excuse “, aucun ” super pardonnateur “, aucun dogme, aucune volonté ” divine ” au dessus de la sienne. Il doit donc être le seul à assumer les conséquences de ses actes, il est l’unique responsable de ses actions, succès ou échecs… Vous n’entendrez jamais un mage du Chaos - tel que je l’entends - dire ” ça n’a pas marché à cause de mon mauvais karma ” ou bien ” la déesse n’était pas en forme ce matin, à moins qu’elle n’avait une dent contre moi ! “.

I. Oups, j’ai éteint la lumière…

23 décembre 2005

Tentative d’introduction à une définition personnelle, approximative, partielle et erronée de la Théorie de la Chaos Magick

L’existence de la conscience chez l’homme l’a de tous temps poussé à se choisir, se trouver, se créer des idéaux des repères, à distinguer les notions absolues, voire à consacrer sa vie à la recherche de l’infini, de l’illumination. Métaphysiciens, bouddhistes, mais aussi toutes sortes de religieux personnalisant cet infini par ce qu’ils appelleront “Dieu” en sont le plus simple exemple. Trouver un but à sa vie, marcher droit sur la route de la vérité, quitte à changer de vérité en cours de chemin si celle-ci ne s’avère pas être la bonne. Noble combat.

Parallèlement, à cela existent une minorité (à ma connaissance) de personnes ayant renoncé à l’illumination pour cette vie, une génération de paumés, désespérés à vie, sans véritable but ni absolue cause, ayant décidé de laisser les grands initiés à la légende, ayant admis que nul de ces idéaux livrés à l’esprit humain ne menait directement à l’absolu. Que rien n’était absolument vrai que tout était relativement faux, que ce n’était pas à travers ces idéaux modelables par la conscience que l’on atteindrait la vérité et que, de toute évidence, aucune de ces vérités proposés n’était vraie, car toutes contradictoires.

Et pourtant, si rien n’est absolument vrai, tout l’est relativement… Certains ensembles de vérités (paradigmes) fonctionnent parfaitement, c’est à dire que leur utilisation peut engendrer une altération sensible d’une réalité, et ce en accord avec la volonté de l’utilisateur. Des hommes consacrent leur vie à l’exploration d’un paradigme, d’autres évoluent de croyance en croyance au cours de leur vie, pensant tendre vers La Croyance. Pour le magicien du Chaos, tel que je le conçois, chaque paradigme est bon pour lui à partir du moment où il “marche”, c’est à dire “où il peut en tirer quelque-chose”. Il ne dénigre pas l’utilité ou la validité, de tel ou tel paradigme, il n’ira d’ailleurs même pas théoriser à ce propos, mais considère qu’ils sont tous relativement bons, que certains d’entre eux le sont particulièrement pour lui actuellement, que chacun lui permet d’obtenir telles choses dans telles conditions…

Introduction à l’Ancienne Religion - Les religions de la Déesse dans l’Ancien Monde

23 décembre 2005

Ce qui suit est extrait d’un cours sur la Wicca trouvé sur Internet il y a presque 10 ans. Je n’en connais pas l’auteur, ce n’était pas indiqué. Je n’ai traduit que ce qui concerne les premières religions.

- Les cultures gravettiennes et aurignaciennes (25 000 – 15 000 av. JC)
- Les racines de la civilisation occidentale - Introduction
- L’Anatolie
- La Crète
- L’Egypte (de 3 100 - 30 av. JC)
- Canaan (8 000 - 63 av. JC)
- La Perse (3 000 – 331 av. JC)

A. Les cultures gravettiennes et aurignaciennes (25 000 – 15 000 av. JC)

1. C’est au Paléolithique supérieur qu’on a retrouvé les premières traces de la fondation de la religion de la Déesse, grâce aux différents sites trouvés dans toute l’Europe.
a/ Il y a de nombreuses études des cultures du Paléolithique, exploration des sites occupés par ces hommes et observation de leur rites funéraires.
b/ Dans ces populations du Paléolithique, le concept du Créateur de la vie humaine semble avoir été imaginé par la représentation du Clan de la Femme, qui était leur plus ancien ancêtre.
(1) On pense que la Mère était considérée comme supérieure car elle était la seule à élever les enfants dans cette culture.
(2) L’Ancien Culte apparaît avoir été la base de rituels sacrés, et on pense que la généalogie était retracée grâce à au lignage maternel.
(a) Les débuts de la religion romaine ont été fondés sur les restes de la culture étrusque, et l’Ancien Culte a été la religion originelle à Rome.
(b) Même aujourd’hui, les Juifs déterminent qui est juif ou non grâce au lignage maternel.

2. Les preuves les plus tangibles qui appuient la théorie selon laquelle ces cultures adoraient une Déesse est le nombre impressionnant de sculptures de femmes découvertes dans toute l’Europe et au Proche Orient. Certaines des ces sculptures datent de 25 000 av. JC.
a/ Ces petites figurines à l’image de la femme, faites de pierre, d’os et d’argile, dont la plupart sont apparemment enceintes, ont été trouvées disséminées dans de sites aurignaciens-gravettiens dans des lieux aussi divers que l’Espagne, la France, l’Allemagne et la Russie.
(1) Ces découvertes semblent s’étaler sur une période d’au moins 10 000 ans.

3. Johannes Maringer, dans son livre Les Dieux de l’ Homme préhistorique ( The Gods of Prehistoric Man ) dit : « Il semble fortement probable à cette époque là que ces figurines féminines étaient les idoles du culte d’une ‘Grande Mère’ suivi par les chasseurs de mammouths non nomades aurignaciens qui habitaient les immenses territoires eurasiens qui s’étendaient du Sud de la France au lac Baïkal en Sibérie. »
a/ C’est depuis la zone du lac Baïkal en Sibérie que ces tribus ont dû migrer en empruntant une grande terre qui a servi de pont pour l’Amérique du Nord ; et elles ont formé le noyau de ce qui est devenu l’ethnie des Indiens d’Amérique.
(1) Ceci peut contribuer à prouver que la Sorcellerie européenne et le Chamanisme des Indiens d’Amérique ont les mêmes racines.

B. Les racines de la civilisation occidentale

1. La civilisation occidentale a débuté en Mésopotamie et dans la Vallée du Nil, et de là elle s’est déplacé vers la Palestine et la Grèce.
a/ Puis la civilisation grecque a voyagé vers Rome, et au fur et à mesure, l’Empire Romain s’est étendu vers l’Espagne, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne.

2. La Mésopotamie (3 500 – 539 av. JC)

a/ « Mésopotamie » (‘le pays entre 2 rivières’) est le nom utilisé pour décrire la région entre le Tigre et l’Euphrate, dont le Sud est essentiellement un terrain marécageux.
(1) Les terres fertiles de Mésopotamie s’étendent entre le désert et la montagne. Il pleut régulièrement au Nord, tandis qu’au Sud, qui s’étend jusqu’au Golfe arabo - persique, l’été est très sec de mai à octobre.
(a) Les Sumériens, une des premières civilisations du monde, vivaient dans ce qui est maintenant le Sud de l’Irak.

b/ Entre 2800 et 2400 av. JC, les villes-état sumériennes étaient à leur apogée.
(1) La Déesse était adorée sous de nombreux noms qui étaient des épithètes, ou des phrases caractéristiques, comme ‘La Reine du Paradis’ ou ‘La Dame des Hautes Terres’. Le nom de la cité ou de la ville dont Elle était la patronne était souvent attaché à Son rang, rendant Son nom d’autant plus spécifique.
(a) cf. le temple érigé en 3000 av. JC dans la cité d’Uruk, dédié à La Reine du Paradis de Erech.
(b) Cette cité avait une grande influence et rivalisait avec sa cité-jumelle Ur au travers du fils de Gilgamesh.

c/ Vers 2350 av. JC, un roi ambitieux nommé Sargon attaqua les Sumériens et les intégra à son énorme empire. Son ‘Capitole d’Agade’ nous donna le nom par lequel l’empire de Sargon est maintenant connu : l’empire Akkad.
(1) L’empire Akkad était la première tentative concluante pour unifier un énorme territoire sous le joug d’un seul homme. Il acquit une réelle suprématie vers 1900 av. JC et petit à petit il supplanta les Sumériens en tant que leaders culturels et politiques de la région.
(a) La langue Akkad des Babyloniens devint la langue internationale du Proche Orient, tout comme le français allait devenir la langue diplomatique européenne des centaines d’années plus tard.
(b) La nouvelle culture babylonienne incorpora la religion sumérienne, et le sumérien fut adopté en tant que langue liturgique tout comme le latin est maintenant utilisé comme langue liturgique dans le culte chrétien.
(c) La Déesse sumérienne, sous le nom de Inanna, Erishega et Irnini évolua et devint la grande déesse babylonienne Ishtar.

d. Vers 1600 av. JC, Babylone fut mise à sac par un peuple indo-européen connu sous le de Hittites qui venaient d’Anatolie.
(1)Pendant la confusion qui s’ensuivit, les Kassites s’emparèrent le trône de Babylone et régnèrent dans la paix pendant 400 ans.
(a) Le pouvoir d’Ishtar déclina car les Babyloniens étaient influencés par l’attitude guerrière des Hittites, et Ses temples furent envahis par une prêtrise dominée par les hommes, qui nommèrent la Déesse Tiamat et écrivirent des histoires sur la façon dont leur dieu Marduk L’a tuée dans la bataille pour le contrôle de la région.

e/ Au cours des siècles suivants 1103 av. JC, le pouvoir des Assyriens s’est accru et étendu dans la plus grande partie de la Mésopotamie depuis leur région d’origine qui s’étend entre les villes d’Asher et Nineveh sur le Tigre.
(1) Au VIIIe siècle, les Assyriens conquirent la Syrie, la Palestine, la Phénicie et envahirent l’Egypte jusqu’à Thèbes (Louxor) avant que les Egyptiens ne les refoulent.
(a) Dans le but de légitimer leur nouvel Empire, ils « marièrent » leur dieu Asher avec Ishtar, dont les fidèles avaient secrètement sauvegardé le culte.
(b) La réunion d’Asher avec Ishtar donna un fils appelé Ninurta, et ceci est la première triade formelle attestée de la Déesse, du Consort et de l’Enfant Divin au Proche Orient.
(2) De 631 à 539 av. JC, beaucoup de guerres se déroulaient entre les cités, ce qui amorça le déclin de l’Empire assyrien.
(a) En 539 av. JC Nabonius, le dernier roi de Babylone, se rendit à Cyrus II de Perse qui était occupé à construire le plus grand empire jamais tenté.

3. L’Anatolie

a/ L’Anatolie, aussi appelée Asie Mineure, est une large péninsule surplombant le continent asiatique. Au Nord se trouve la Mer Noire, et au Sud la partie orientale de la Méditerranée. Les Dardanelles marquent l’entrée de la Mer Noire, et c’est là que l’Asie est la plus proche du continent européen. Aussi ce n’est pas surprenant si l’Anatolie a toujours été le lien principal entre l’Orient et l’Occident.

b/ Dans l’Anatolie Néolithique (aujourd’hui Turquie), la Grande Déesse était vénérée dans les terres saintes de Catal Huyuk aux alentours de 6500 av. JC.

c/ L’Anatolie fut envahie de nombreuses fois avant 2000 av. JC par les Indo-Européen et un de leurs groupes s’installa dans une partie de l’Anatolie du nom de Hatti. Les envahisseurs et les autochtones furent nommés collectivement les Hittites.
(1) Ce sont les même Hittites qui mirent à sac Babylone en 1600 av. JC et supprima le culte d’Ishtar en faveur de celui de Marduk.
d/ La plupart des références à la Déesse dans la littérature et les textes d’Anatolie font allusion aux anciennes divinités hittites bien que les seules traces qui aient pu survivre sont postérieures à la conquête par les Indo-Européens.
(1) L’une des plus importantes divinités féminines ayant survécu était la déesse du Soleil Arinna. Après la conquête, on lui attribua un époux, le dieu de la Tempête.
(a) A l’époque des invasions hittites d’autres territoires, un grand nombre de peuples qui suivaient le culte de la Déesse ont sûrement migré vers l’Ouest. Le renommé temple de la Déesse de la ville d’Ephèse fut la cible des efforts missionnaires de l’apôtre Paul (Actes 19, 27). Ce temple restera actif jusqu’en 380.

4. La Crète

a/ La mer Egée est une partie de la Méditerranée, entre la terre principale de la Grèce et la côte ouest de l’Anatolie. La mer Egée est dotée d’un grand nombre d’îles montagneuses, dont la plus grande est la Crète, à 60 miles au Sud Est de la Grèce.
(1) La société crétoise fut une société matriarcale du Néolithique à l’invasion dorienne.
(a) La vénération de la double coupe comme symbole de la Mère Déesse et de la vitalité sexuelle des taureaux étaient deux aspects flagrants de la culture crétoise « primitive ».
(b) On pense que les courses de taureaux ont été à l’origine des corridas espagnoles, même si en Crète le Taureau n’était jamais blessé.
(2) Après l’observation des objets d’art et des fresques de Knossos, du musée archéologique d’Iraklion et des autres musées en Crète, il y a peu de doutes sur le fait que le principal être sacré en Crète pendant plusieurs millénaires était la Déesse, et Elle était représentée dans Son clergé par une femme.

5. L’Egypte (de 3 100 - 30 av. JC)

a/ L’Egypte est un pays chaud et désert traversé par la Vallée du Nil. Il pleut très rarement et les étés sont torrides. Même aujourd’hui, la plus grande partie de l’Egypte est un désert aride.
(1) Les cultures se font sur une bande de terre de chaque côté du Nil est l’une des étendues de terre les plus fertiles du monde.
(a) Même si les cultures se font sur seulement 12,5 miles de large, elles courent sur 120 miles depuis Assouan dans le Sud aux larges terres du Delta du Nil.

b/ Dans l’Egypte préhistorique, la Déesse a tenu une grande place dans la Haute Egypte (le Sud). Elle se nommait Nekhebt et était représentée sous la forme d’un vautour.
(1) Le peuple de Basse Egypte, y compris celui de la région nord du Delta, vénérait la Déesse sous le nom de Ua Zit (= grand serpent), et prenait la forme d’un cobra.

c/ Depuis environ 3000 av. JC, et même ensuite, on disait que la Déesse avait existé quand rien d’autre n’avait été créé.
(1) Elle était connue sous le nome de Nut, Net ou Nit, ce qui était probablement dérivé de « Nekhebt ».
(a) Selon la mythologie égyptienne, c’est la Déesse qui la première a placé Ra, Dieu Soleil, dans le ciel.
(b) Les autres textes d’Egypte parlent de la Déesse comme Hathor dans son rôle de créatrice de l’existence, expliquant qu’Elle prit la forme d’un serpent à ce moment là.

d/ En Egypte, le concept de la Déesse resta toujours essentiel. Finalement, la Déesse évolua vers une Déesse plus complète, Isis.
(1) Isis (Au Set) avait les aspects de Ua Zit et Hathor. Isis était aussi associée de très près à la Déesse Nut, qui selon la légende était Sa Mère ; sur les illustrations Isis porte les ailes de Nekhebt.
(a) Isis était aussi associée à une autre triade qui incluait Son époux Osiris, et son fils Horus.
(b) Le culte d’Isis fut introduit à Rome, et le dernier temple d’Isis a été fermé en 349 par le pape Théodose.

6. Canaan (8 000 - 63 av. JC)

a/ Les terres bibliques de Canaan, les “terres de lait et de miel” étaient un territoire d’environ 90 miles de large courant du Nord au Sud le long de la côté Est méditerranéenne.
(1) Cette région comprenait les états d’Israël, de Jordanie, du Liban et une partie de la Syrie. Le territoire composé de la Jordanie et d’Israël était appelé Palestine.

b/ Les représentations de la Déesse, dont certaines datent de 7000 av. JC, offrent un témoignage silencieux du plus ancien culte de la Reine du Paradis dans les terres qui sont le plus souvent évoquées aujourd’hui comme étant le berceau du Judaïsme et du Christianisme.
(1) En explorant l’influence et l’importance du culte de la Déesse à Canaan dans les temps bibliques, on constate qu’en tant que Ashtoreth, Asherah, Astarte, Attoret, Anath ou simplement en tant que Elat ou Baalat, Elle était la divinité principale de ces grandes cités cananéennes comme Tyr, Sidon, Ascalon, Beth Anath, Aphaca, Byblos et Ashtoreth Karnaïm.

c/ En Egypte, les Hébreux connurent le culte de la Déesse sous le nom de Hathor ou Isis. Pendant quatre générations, ils vécurent dans un pays dans lequel les femmes avaient une place très importante et le principe de filiation utérine continua à fonctionner.
(1) A en juger par le nombre d’Hébreux qui émigrèrent de l’Egypte pendant l’Exode, en comparaison avec la famille des douze fils qui selon les suppositions est arrivées quatre générations plus tôt, il semblerait qu’un grand nombre d’Hébreux appelés Israélites aient en fait été Egyptiens, Cananéens, nomades Sémites et autres peuples adorateurs de la Déesse qui se sont rejoints en Egypte.

d/ Les découvertes archéologiques (écrits + objets d’art) révèlent que la religion de la Déesse a continué à être florissante dans de nombreuses cités de Canaan même après que les Hébreux les aient envahies et les aient réclamées comme étant les leurs en prétextant l’autorité que leur dieu leur avait donnée.
(1) Et un peu plus à l’Est, presque sur le pas de leur porte les temples d’Ishtar à Babylone étaient de plus en plus puissants.

7. La Perse (3 000 – 331 av. JC)

a/ Tout au long des débuts de son histoire, l’Iran fut souvent envahi par des peuples nomades.
(1) Certains d’entre eux venaient des Elbruz, montagnes à l’Est de la Mer Caspienne.
(a) D’autres, comme les Mèdes et les Perses, pénétrèrent en Iran par le Caucase au Nord Ouest.

b/ Au IXe siècle avant JC, les groupes les plus puissants étaient les Mèdes, qui firent des Perses leurs esclaves.
(1) En 612 avant JC les Mèdes, à l’aide des Babyloniens, s’emparèrent de Nineveh, Ashur et Kalhu, qui étaient au cœur de l’Empire Assyrien.
(a) L’Empire Assyrien s’effondra et son vaste territoire fut partagé entre les Mèdes et les Babyloniens.

c/ Vers 550 avant JC le roi des Perses mena une révolte contre les Mèdes et à partir de là les Perses, menés par Cyrus le Grand, régnèrent sur l’Iran.
(1) Cyrus s’empara de Babylone et prit le contrôle de l’Empire babylonien.
(a) Toute l’Asie de l’ouest était virtuellement sous le joug perse.
(2) Les deux rois suivants étendirent le joug perse à l’Egypte au sud, et aux rives de l’inde à l’est.
(a) L’Egypte se révolta plus tard et gagna son indépendance pour une courte période, car elle dut réintégrer l’Empire quand Alexandre le Grand de Macédoine conquit l’Empire Perse en 331 avant JC.

Le TCR, mythe ou réalité ?

23 décembre 2005

Le Triple Choc Retour (TCR) est une des “ soit disant ” base de la magie qui a fait couler le plus d’encre sur tous les forums et les dans tous les articles du monde ésotérique. Elevé en principe absolu par certains ou rejeté en bloc par d’autres, il demeure un sujet de controverse et la frayeur des débutants en magie.

Nous allons ici essayer de décortiquer le principe du TCR et, tel un enfant avec un cube, essayer de voir si une des cases proposées permet de faire rentrer la bonne forme dans le bon trou. Bien évidemment, j’ai moi même un avis sur la question et la démonstration que je vais faire ne sera pas complètement objective, vous pourrez lui reprocher d’avoir oublier d’essayer un trou pour faire rentrer le cube, ou d’être trop relative à mon schéma de pensée. Qu’à cela ne tienne, je ne prétends pas détenir la Vérité mais permettre à chacun de se faire une idée sur le sujet, d’essayer de dépasser le pré-mâché pour faire naître une réflexion personnelle et construite sur ce thème.

Définition :

Le Triple Choc Retour est le retour de l’énergie utilisée par le mage lors d’un rituel, trois fois plus forte sur lui même. A savoir si une mage effectue un rituel mauvais, le mal se retournera trois fois plus contre lui que ce qu’il a fait subir à sa victime, de même avec un rituel bénéfique. Selon certain il est possible de s’en protéger, selon d’autres, cette loi est inévitable et tout le bien qu’un individu fait lui reviendra, de même pour le mal. De cette théorie on en a tiré, plus que rapidement, le fait que la magie noire utilisant l’énergie négative pour faire le mal, le mage noir est soumis à de fort retours négatifs rendant la magie des énergies négatives dangereuse. Cette définition est une compilation de diverses définitions proposées par des auteurs ou des sites ésotériques.

Vous vous doutez, si vous me connaissez un peu ou que vous avez lu les articles qui précédent cette partie, que j’ai eu beaucoup de mal à écrire cette définition, tant chacun des mots est, à mon sens, un piège et une source d’erreurs flagrante (je n’ai pas résisté bien longtemps avant de vous révéler mon avis sur la question)

La définition maintenant citée, essayons de découvrir ce qu’est réellement le TCR. Est-ce une loi scientifique, mécanique ? ; Est-ce une vérité absolue imposée par un être supérieur ? ;ou est-ce un dogme moral héritée de nos traditions religieuses et culturelles ?

Le TCR : en tant que loi physique et mécanique.

Intéressons nous tout d’abord à l’aspect retour du TCR. La définition nous dit que toute unité d’énergie émise lors d’un rituel est retournée trois fois à son auteur. Ceci sous entend que l’énergie est dotée d’une force mécanique de retour à son émetteur. Pourquoi pas, je ne suis pas un spécialiste en physique et bien loin de moi l’idée de remettre en cause un postulat.

Mais dans ce cas si nous rapportons ce phénomène a l’énergie dépensée dans un autre cadre nous devrions pouvoir retrouver le même phénomène. Lorsque par exemple, j’utilise mon énergie sexuelle, que ce soit lors d’un rituel ou pour faire l’amour, je devrais recevoir le retour dans les deux cas. Or je ne sais pas vous mais je n’ai jamais ressenti cette énergie de retour après l’acte sexuel (mais plutôt une grande fatigue, les garçons me comprendront…). Ou alors sous quelle forme ?

De même pourquoi cette loi ne se vérifierait que pour l’énergie émise par l’individu. Les centrales productrices d’énergie subissent elles un retour de leur énergie ? A priori non. Le retour de l’énergie ne s’appliquerai qu’en magie ? permettez moi de douter de la véracité de ce fait, mais bon admettons que le retour ne se fasse que pour la production d’énergie humaine lors de rituels magiques, nous avons alors à faire à un postulat. Le TCR serait-il une vérité universelle imposée au mage ?

Le TCR en tant que postulat de base de la magie.

Si le phénomène du TCR n’est pas démontrable ou du moins, pas extensible à d’autres domaines, il peut alors être considéré comme un axiome propre à la magie. Une sorte de vérité universelle et, tel que 1+1=2, on aura toujours 1E = 3E L avec L comme élément du lien magique de retour. Libre à chacun d’accepter ou de refuser, le TCR équivaut aux tables des lois, un onzième commandement occulte…

Maintenant, la définition nous dit que le bien nous sera rendu trois fois et le mal trois fois aussi en fonction du type d’énergie que l’on utilise ou du but du rituels du mage. Très bien, mais qui a défini ce qui était bien et qui a définit ce qui était mal ? Dans quelle système de référence le TCR agit-il ?

Le TCR en tant que dogme moral.

En effet la définition introduit dans le TCR une notion dichotomique de morale Bien / Mal. Cette vision bien que manichéenne, est respectable en tant que telle mais implique l’utilisation d’un référentiel moral permettant de définir les notions de Bien et de Mal. Quel est ce référentiel : une notion morale dictée par une puissance supra naturelle (divine) ou la notion propre à l’émetteur même de l’énergie, à savoir le mage ?

Tout d’abord, si l’on considère le TCR comme une récompense ou punition émise par une entité supra humaine, ceci signifie que qu’il y a effectivement un Bien et un Mal absolu, un référentiel universel et l’homme doit s’y plier, soumettant son libre arbitre à une morale préétablie et supérieure à lui. Vous comprendrez que je ne peux adhérer à cette vision réductrice de la place de l’individu dans le monde, mais cette vision du TCR reste valable. Elle s’inscrit dans la tradition judéo-chrétienne de la peur du châtiment divin et de la récompense de l’effort. Dans cette échelle de valeur, le TCR n’est ni plus ni moins que le Paradis ou l’Enfer chrétien promis au mage en fonction de son action.

Une autre vision serait de dire que le TCR est un retour de l’énergie positive ou négative déployée par le mage selon son propre référentiel. A savoir s’il a fait ce qu’il considère être bien, il recevra trois fois son action bénéfique et s’il considère ce qu’il a fait comme étant mal, il recevra trois fois son action négativement. Cette vision a au moins l’avantage de ne pas renier le libre arbitre et les valeurs propres à chaque individu, mais en est-elle pour autant plus valable ?

Pas forcément, même si cette perspective transforme les concepts de Bien et Mal en ceux de Satisfaction et Remords, elle n’es est pas pour autant pleinement satisfaisante. En effet, pourquoi éprouverais-je du remord si j’effectue une action de magie noire que je considère comme étant bonne pour moi ? Il est des cas ou effectivement le mage pourra ressentir du remord ou de la satisfaction en fonction de ses actions magiques, mais cela n’a rien d’obligatoire. Or selon la définition la loi du TCR est systématique.

En conclusion la seule explication qui semble “ valide ” est celle d’un jugement “ divin ”, tel que décrit dans la tradition judéo-chrétienne. Vous comprendrez bien, qu’en tant qu’adepte de la main gauche, je ne puisse souscrire à un tel état de fait. De même toute personne se définissant hors du dogme culturel et religieux de cette tradition ne peut que douter de la véracité de cette loi, soit disant universelle.

Le TCR définit en tant qu’héritage culturel de la tradition et morale judéo-chrétienne paraît alors la seule définition possible et acceptable et même si je n’y adhère pas, je ne la condamne pas et laisse à chacun le droit d’y croire ou non en fonction de ses convictions propres.

La magie sexuelle populaire : la maternité

23 décembre 2005

Continuons notre progression dans la vie amoureuse des jeunes gens de nos campagnes et arrivons à la maternité. Sur ce sujet aussi, les légendes et autres traditions populaires abondent. Nous verrons dans cet article, plusieurs points liés à la maternité : la grossesse, les techniques pour s’assurer du sexe de l’enfant et enfin les rites entourant la délivrance.

La grossesse

Durant la grossesse la femme devait se soumettre à tout un tas de règles, héritées d’anciennes croyance populaires, qui l’empêchaient de faire ce qu’elle voulait sous peine de voir son enfant mourir dans son ventre. Voyons ici quelques exemples de ce qu’il fallait faire ou ne pas faire lorsque l’on était enceinte afin de se préservez de toute malédiction.

On disait, par exemple, dans les Vosges, qu’une femme, dès qu’elle apprenait qu’elle était enceinte, devait immédiatement ôter son anneau nuptial, sous peine d’étrangler l’enfant qu’elle porte. De même la future maman devait éviter de se peser ou de se faire photographier avant la naissance sinon l’enfant viendrait au monde mort. Il lui est aussi formellement interdit de croiser les jambes sous peine de voir son enfant naître anormal ou étranglé par son cordon, de regarder des étoffes rouges sous peine d’avortement ou de recevoir une personne en deuil. Par contre manger du lièvre pendant la grossesse permettait d’éviter d’avoir des enfants avec un bec de lièvre. Dans le Périgord il est interdit aux femmes enceinte d’être marraines, leur enfant serait mort né.

Les femmes enceinte doivent aussi faire attentions à leurs envies durant la grossesse ; certaines histoires transmises de mère en fille sont là pour l’attester, mais aussi des textes bien plus officiels. Par exemple dans les statuts municipaux de la ville de Toulon on trouve cet édit datant de 1415 : ” Toute femme enceinte pourra, à cause de son état, cueillir du fruit plein les mains dans la propriété d’autrui ou le manger là même, mais si elle en emporte plus que ses mains pleines, elle devra 5 sous ” A Saint-Rémy de Provence on cite le cas de Mari du Sourd qui, étant enceinte vers 1880, alla dans une maison où quelqu’un consommait du café au lait. L’envie lui en vint et, au même moment, elle gratta sa cuisse. Lorsque sa fille naquît, elle portait une tâche couleur ” café au lait ” sur la cuisse. De même on raconte à Cogolin dans le Var qu’une femme qui avait consommé énormément de fraises durant sa grossesse, mis au monde une petite fille qui portait une tâche en forme de fraise sur la cuisse et que cette dernière rougissait au moment de la maturité des fraises Il existe néanmoins un moyen pour se prévenir contre ses envies qui se transmettent à l’enfant, faire toucher la mère par un mourant.

Comment connaître le sexe de l’enfant ?

Plusieurs dictons ou traditions régionales nous renseignent sur les signes qui peuvent faire connaître à la mère le sexe de son futur enfant. En voici quelques uns piochés au travers de mes lectures :

Si une femme trébuche, on dit qu’elle aura une fille, si une ligne bleuâtre, verticale, sépare le milieu du ventre, idem. Si vous demandez à une femme subitement de fermer le poing et qu’elle met le pouce à l’intérieur, ce sera une fille, s’il est à l’extérieur, ce sera un garçon. Si vous disposez trois chaises côte à côte et que vous cachez, sous un mouchoir, sur la première : un ciseau ; la seconde : de l’argent et rien sous la troisième, et demandez à une future mère de s’asseoir et qu’elle s’assoit sur les ciseaux, elle aura une fille, sur l’argent, un garçon et sur la troisième, elle n’aura plus d’enfant après. De même une femme qui se lève de sa chaise du pied droit aura une fille, du pied gauche, un garçon.

L’accouchement

Un certain nombre de rituels accompagnent le moment de la délivrance et permettait, dans une société familiarisée avec un taux de mortalité infantile élevé, de s’assurer que la mère et l’enfant sortirait indemne de cette épreuve.

Il était habituel en Provence de faire assister à l’accouchement une catin ou un idiot afin d’assurer une heureuse délivrance à l’accouchée. De même, dans le Var, on gardait précieusement le placenta afin que le père puisse l’enterrer soit sous un rosier pour que son enfant est une belle peau, soit sous un figuier pour que sa femme ait un lait abondant et que son fils tète bien. Dans les Landes on donnait le cordon ombilical à manger à un coq afin que l’enfant ait une belle voix. Il est aussi d’usage dans le Sarladais que les voisines viennent déposer quelques pièces de monnaies sur la cheminée de l’accouchée. Cette offrande est censée faire gonfler les seins de la mère et éviter tout manque de lait au bébé, mais attention il ne faut pas donner de pièces de deux sous, cela risquerait de provoquer la naissance de jumeaux lors de la prochaine maternité. Enfin on prétend que si une femme enceinte laisse tomber dans une fontaine, trois des épingles qui retiennent son corset, elle aura un lait abondant et fort bon pour l’enfant.

Voilà, vous savez maintenant tout de la magie sexuelle populaire et de ses légendes. Tout ceci peut nous paraître désuet, à l’heure d’Internet et du TGV mais n’oubliera pas qu’il y a en chaque légende une part de vérité….

La magie sexuelle populaire : la fécondité

23 décembre 2005

Après nous être intéressé à la manière de trouver votre futur conjoint, à la façon de lui faire votre déclaration et aux sorts à éviter pendant le mariage, nous allons voir comment s’assurer de sa descendance. Et oui ! le problème de la stérilité est une part importante des croyances et mythes de la magie sexuelle populaire. Epouser une femme ou un homme stérile était l’une des angoisses principales de la ou du jeune marié. Encore une fois, afin de s’assurer que tout se passerait bien, on faisait appel à la magie et aux légendes des anciens pour accroître la fécondité des femmes et veiller à la non stérilité de l’époux.

La stérilité chez l’homme

Il est très rare que l’impossibilité d’avoir des enfants soit imputée à l’homme dans les traditions populaires. C’est toujours de la faute de la femme si un couple ne peut avoir de descendance. Les seuls cas où le mari peut être mis en accusation ont toujours une cause surnaturelle ou magique. Par exemple si un homme est impuissant, cet état de fait sera du à un sort lancé par un sorcier et non à une cause physiologique. Il est donc normal de ne trouver dans la tradition sexuelle populaire que des remèdes ” magiques ” à l’impuissance masculine, car on ” combat le sort par le sort “.

Ainsi , en Limousin, pour défaire la malédiction lancé sur le pauvre époux, il faut que celui-ci mette son genou ” dans le giron de la mariée ” en entrant dans leur maison. Ou encore à Rocamadour, il doit ” branler ” la serrure de l’église dans laquelle il s’et marié. En Bretagne, c’est son épouse qui peut le délivrer de ce mal en se rendant au menhir de Plouarzel et en se frottant le ventre contre la roche, par contre si elle embrasse le rocher, elle accentue l’impuissance de son mari. En Lozère, la femme oblige son mari impuissant à porter le pantalon d’un voisin qui a une famille nombreuse pour le guérir.

Si l’on trouve relativement peu de légendes sur la stérilité masculine, il en va autrement de la fécondité féminine et des mythes qui lui sont rattachés. A croire que chaque village avait sa méthode ” infaillible ” pour assurer la fécondité à une femme.

La fécondité chez la femme

La stérilité chez la femme a souvent été attribuée au Diable ou à la malédiction. Heureusement chaque région a su trouver le contre sort idéal, qui selon la mythologie était capable de rendre une femme stérile parfaitement féconde. Voici un petit florilège des diverses moyens utilisés pour soigner la stérilité et assurer la fécondation.

En Lozère, une vieille légende raconte que lorsque le capitaine de Merle voulut faire des canon avec la grosse cloche de Mende, il ne réussit pas à faire fondre le battant et il le fit planter près de la porte gauche de la cathédrale . Depuis toutes les femmes qui désirent avoir un enfant viennent se frotter le ventre contre ce bronze béni en priant la Sainte Vierge.

Dans l’Hérault on pensait que si l’on coiffait une femme stérile avec une peau de brebis ayant eu beaucoup d’agneaux, elle redeviendrait féconde. A Amiens on pensait que si une femme allait à quatre heures du matin dans la nuit du premier mars, en chemise de nuit, à l’orée d’un bois et faisait trois fois le tour d’une marre sa chemise remontée et tenue par ses dents, elle vaincrait sa stérilité. Se procédé s’appelait Aller voir Mars. Se frotter le ventre ou le sexe contre des menhirs ou des pierres sacrées était aussi un signe de fécondité et un obstacle à la stérilité.

Dans la mythologie sexuelle populaire on prêtait aussi à certains saints des pouvoirs permettant de lutter contre la fécondité (on voit bien ici l’imbrication entre magie et religion dans les traditions populaires). C’est le cas de Saint Fiacre duquel on disait que toute personne s’asseyant dans son fauteuil dans l’église de Saint Fiacre, serait assurer d’avoir une nombreuse descendance. Mais pour que le sort fonctionne, il fallait qu aucun vêtement ne se trouva entre la peau de la demandeuse et la pierre, chose peu évidente dans un lieu de culte. En Bretagne, c’est vers Saint Nicolas que se tournait les femmes stériles. Le jour du Pardon les paysannes devaient frotter leur sexe contre la statut du saint afin d’être fécondée dans l’année. On prête les mêmes pouvoirs à Saint Guénolé en Charente.

Dans le Berry on racle les statuts de certains saints (Saint Guignolet et Saint Greluchon) au niveau des parties génitales et on fait boire à la femme stérile la poudre ainsi récupérée mêlée à du vin pour les rendre fécondantes. Cette décoction, appelée raclure fécondante était aussi utilisée à Bourges et dans les Vosges.

Vous voyez, qu’ici aussi la tradition populaire a aussi des réponses ” magiques ” aux problèmes sexuels qui pouvaient exister au sein des campagnes françaises au XVI et XVIIème siècle. Il n’y a maintenant plus de raison pour que la stérilité soit un frein à la formation de votre famille. Alors pour ceux qui hésitent encore entre se frotter contre un menhir ou se bourrer de médicaments, je vous conseille la première solution, non pas pour les résultats, mais parce qu’elle est quand même plus sympathique.

Bibliographie

- La thérapeutique miraculeuse : E. RIVIERE
- Le Folklore du Dauphiné : A. Van GENNEP
- Les cultes priapiques : M. DULAURE
- Les Saints guérisseurs : D. LIEGARO

La magie sexuelle populaire : Le nouage de l’aiguillette

23 décembre 2005

Je commence cette partie sur la magie sexuelle populaire, par une vieille tradition qui nous vient de Charente selon certains ou du Berry selon d’autres. Ce sortilège remonte au Moyen Âge mais à semer une véritable terreur dans nos campagnes à partir du XVIème siècle. C’est en particulier grâce à ce sort que la peur du sorcier ou de la sorcière s’est propagée comme une traînée de poudre au travers de tout le pays. Il faut distinguer deux grands procédés, le chevillement de l’aiguillette et le nouage de l’aiguillette.

Le chevillement de l’aiguillette : comment ça marche ?

Le chevillement s’exerçait contre les jeunes mariés. Il se pratiquait surtout au moment du Sanctus ; il fallait alors enfoncer dans le mur de l’église, pendant que sonnait la cloche, une grosse cheville de bois. Plus la cheville était grosse, plus la réussite était assurée. Les rituels accompagnant ce procédé sont malheureusement tombés en désuétude et je ne peux vous les livrer, malgré mes recherches.

Le nouage de l’aiguillette : comment ça marche ?

Le nouage de l’aiguillette, autre terreur des jeunes mariés, se pratiquait avec les organes sexuels d’un loup fraîchement tué. Il fallait appeler la personne à “aiguilletir” ; dès qu’elle avait répondu, on attachait le talisman avec un lacet de fil blanc et l’aiguillette était nouée. Comme les organes de loup n’étaient pas faciles à se procurer, on pouvait se servir d’un canif vierge avec lequel, un samedi on écrivait sur la porte des jeunes mariés “cubiculum”, après quoi on enfonçait la lame dans le bois jusqu’à ce qu’elle s’y brise.

Comment s’en protéger ?

Parmi les nombreux moyens utilisés au XVIIème siècle pour se débarrasser du nouement de l’aiguillette, figure celui qui consiste à uriner dans le trou de la serrure de l’église où l’on a épousé. Quelques uns disent qu’afin que ce moyen soit le plus efficace possible, il faut uriner trois ou quatre matins de suite dans le trou.

Voilà vous savez maintenant tout sur cet ancien procédé qui persiste encore dans certaines régions de France. Par exemple, on évite, encore de nos jours, en Bretagne de sonner les cloches lors d’un mariage afin d’éviter les sorts des personnes malveillantes sur les mariés.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet je vous conseille la lecture :

- Les évangiles du Diable : C. SEIGNOLLES
- Médecine, Magie et Sorcellerie : M. LEPROUX
- Sorciers et jeteurs de sorts : M. BOUTEILLER
- Les évangiles des quenouilles : P. SEBILLOT

La magie sexuelle populaire : Comment se déclarer ?

23 décembre 2005

Il est bien beau de savoir, comme nous l’avons vu précédemment dans un autre article, qui sera son ou sa future épouse, mais maintenant il faut se déclarer et savoir si ce que l’oracle avait prédit pourra se réaliser. Là encore les légendes sur le sujet foisonnent et les signes qui évoquent le refus ou l’acceptation de la promise sont légions.

Vous verrez que, selon les régions, un signe de refus devient un signe d’acceptation dans la région voisine et plus qu’une tradition, nos campagnes ont inventées un véritable langage amoureux. Même si la plupart sont tombés en désuétude, vous verrez que certains ont survécus au temps et on trouve encore aujourd’hui dans certains coin de France des réminiscence de ce langage de signe hérité d’un autre âge.

Comment faire sa déclaration d’amour ?

De très nombreuses manières de faire comprendre à sa promise qu’on la désire existent, j’ai sélectionné les plus parlante et vous allez voir que certaines sont assez brutales…

Dans le Morvan, par exemple, pour se déclarer et faire comprendre à une jeune fille qu’elle vous intéresse, il faudra la bousculer, frotter vos hanches aux siennes violemment ou encore lui donner un coup. (Je vous déconseille cette méthode…) Dans le Gers on est encore plus violent puisqu’il faut pincer l’élue de son cœur au bras jusqu’au sang pour lui faire savoir qu’on l’aime. Dans la région de Quimper on se contente de lui tordre le bras et en Loraine on lui écrase les doigts. En Ille-et-Vilaine il vous faudra la frapper sur le genou et en Gascogne lui lancer des tisons enflammés (SIC).

Mais rassurez-vous, toutes les techniques ne sont pas aussi violentes et certaines régions, beaucoup plus pacifiques, ont des méthodes bien plus douces. C’est le cas de la Côte d’Or où le garçon déposera une fleur sur le front de celle à qui il se déclare, ou des Vosges où deux bises sur chaque joues suffiront à témoigner de votre amour. Le toucher revêt aussi une importance capitale dans le domaine de la déclaration amoureuse, comme le prouve cette tradition de Touraine où le fait de toucher la main de l’élue de son cœur à travers une pierre trouée est une puissante déclaration (cette tradition existe aussi en Bretagne et est encore pratiquée de nos jours). Dans les Landes prendre la main d’une fille au bal est aussi signe d’engagement.

Enfin certaines techniques curieuses pourront peut-être vous aider à déclarer votre flamme, bien qu’aujourd’hui elles me semblent un peu surprenantes. Par exemple en Vendée, en Gironde ou dans les Deux Sèvres, cracher dans la bouche de sa promise est une déclaration d’amour. De même en Ille et Vilaine croquer dans une pomme et l’offrir à l’être convoité est une preuve de l’attachement que vous lui portez.

Je terminerai par une tradition de la région de Dinan que je trouve très poétique. Si vous voulez faire savoir à une jeune fille que vous vous intéressez à elle, choquez votre verre au sien en disant ” A celui qui marche sur les remparts de votre cœur “. Si la fille accepte elle choque son verre, si elle refuse, elle vous répond ” Mon cœur n’est pas une citadelle ; il ne s’y promène pas de sentinelle “. Joli non ?

Justement une fois déclaré, il vous faut attendre la réponse en retour . Et là encore les moyens de vous faire savoir que votre déclaration est acceptée ou non sont nombreux.

Les symboles d’acceptation ou de refus

C’est souvent la nourriture qui est utilisée pour symboliser la réponse de votre promise. C’est par exemple, le cas dans le Berry où si elle vous offre un plat d’œuf c’est qu’elle refuse, par contre si elle met des pommes ou poires à cuire, c’est qu’elle accepte. De même dans le Bourbonnais ou le Lyonnais, une omelette n’est pas bon signe, un chapon par contre indiquera un oui. Mais les œufs ne sont pas toujours une réponse négative. Par exemple en Bretagne, si on vous offre de œufs, des crêpes ou un bouillon de viande c’est gagné, par contre s’il s’agit d’une soupe au lait, vous pouvez repartir chez vous. Idem dans le Nivernais où l’omelette au lard, mais aussi le fromage et le vin sont bons signes, l’eau par contre…

Mais la cuisine n’est pas le seul moyen de vous faire connaître la réponse. En Champagne, par exemple, répandre les cendres du foyer dans la salle commune signifie que c’est d’accord. Dans le Roussillon si votre promise vous accueille avec les lacets de son tablier noués c’est que c’est oui, s’ils sont dénoués c’est non.

La mise à l’envers de certains ustensiles a aussi sa signification. C’est le cas en Moselle où si vous trouvez le balai la tête à l’envers c’est que c’est non. En basse Normandie si la marmite est retournée c’est signe de refus, de même si l’élue de votre cœur vous offre un sac vide où une poêle en la tenant par la queue. Dans le Nord, si elle vous invite à vous asseoir à sa droite, votre demande est acceptée, si c’est à sa gauche, elle est refusée.

Voilà vous êtes maintenant prêts à affronter l’amour et à en décrypter les différents signes. Ne trouvez-vous pas ces méthodes un peu plus poétiques (exception faites des pratiques SM de certaines régions) que celles employées actuellement pour se déclarer dans les boîtes de nuit ou autre lieux de rencontre (” Tu sais que t’as l’air bonne toi ! !”). N’hésitez pas à piocher dans ces petites recettes afin de paraître plus romantique et revenons aux vieilles traditions de nos campagnes.

Bibliographie :
- Manuel de Folklore : A. van GENNEP
- Les évangiles du Diable : C. SEIGNOLLES