Voyager en « low cost » : pas si simple !

Plus de dix ans après leur apparition dans le ciel européen, les compagnies aériennes à bas tarifs ne cessent d’accroître leurs parts de marché, à tel point qu’elles pèsent aujourd’hui sur la politique tarifaire des compagnies traditionnelles qui vont jusqu’à créer leurs propres filiales « low-cost » (Air France avec Transavia, par exemple).

Le principe du low-cost

Le terme anglo-saxon « low-cost » présente le modèle économique suivant : répercuter sur le prix final du consommateur la conduite d’une politique de coûts très bas. Appliquer aux compagnies aériennes cela veut dire proposer des vols à des tarifs défiant toute concurrence, en général affichés taxes non-incluses, avec un service minimal à bord et parfois un départ ou une arrivée dans un aéroport secondaire. Les réservations se font en ligne, sur Internet ou par téléphone, le taux de rotation des avions est très élevé et le personnel navigant commercial fait le ménage et proposent un ensemble de prestations payantes : boissons, journaux, restauration… Il s’agit d’une pratique minimaliste du transport mais qui correspond de plus en plus au pouvoir d’achat des Français.

Comment voyager low-cost ?

Le principe de base, c’est l’anticipation et ce, qu’il s’agisse de voyager sur des compagnies aériennes low-cost ou de profiter d’offres promotionnelles sur des compagnies traditionnelles. En prévoyant son voyage au minimum trois mois à l’avance, il est aujourd’hui possible de bénéficier d’un très bon prix. Car il faut le savoir, toutes les compagnies aériennes, même les low-cost ne disposent que d’un certain nombre de places à bas tarifs. En général, il s’agit de 15 places au tarif promotionnel. Ensuite, cela va de 60 euros à un peu plus de 200 euros. Premier arrivé, premier servi.
Pour voyager moins cher, il convient donc de voyager quand les autres ne le font pas, les compagnies aériennes ayant toujours intérêt à remplir au maximum leurs appareils.

Mais attention, bien voyager « low-cost » c’est aussi savoir se méfier.

Savoir se méfier des voyages en low-cost

Plusieurs précautions s’imposent afin de voyager dans les meilleures conditions. Tout d’abord, bien vérifier les conditions tarifaires proposées, car l’actualité récente a encore montré que les arnaques, même de la part de compagnies connues, ne sont pas des légendes. En effet, il peut arriver qu’au terme de sa transaction, le voyageur découvre une « pochette-surprise » assez désagréable s’il oublie d’ajouter au prix de base de son billet, le montant de la taxe aéroportuaire par exemple ou le coût d’un embarquement prioritaire, d’une taxe additionnelle sur les bagages. De plus, la plupart de ces billets ne sont pas échangeables (sauf important supplément de prix), ni remboursables et il n’existe pas de prise en charge lorsque le vol accuse un important retard ou est annulé.

Cependant, si l’on compare les compagnies traditionnelles et les compagnies low-cost, sur certains trajets, ces dernières gardent l’avantage

Comparaison compagnies traditionnelles et compagnies low-cost

Sécurité

EGALITEEn Europe de l’ouest, la surveillance des compagnies low-cost est très efficace. Leurs avions sont neufs et très bien entretenus et certaines d’entre elles sont citées en exemple pour la sélection, suivi et formation de leurs pilotes.

Réservation

AVANTAGE LOW COST : si l’on connaît ses dates au moins trois mois à l’avance, les tarifs sont beaucoup plus avantageux. De plus, elles ont été les premières à totalement dématérialiser les billets d’avion.

Week-end

AVANTAGE TRADITIONNELLE : les tarifs des voyages de fin de semaine même au dernier moment restent accessibles. En revanche si les low-cost affichent des vols, la plupart du temps le nombre de places au tarif promotionnel est très limité

Allée et retour dans la journée

AVANTAGE LOW COST : des tarifs inférieurs aux compagnies traditionnelles

Liaisons Paris – Province

AVANTAGE LOW COST : les low-cost ont investi avec des tarifs avantageux ces liaisons délaissées par les compagnies traditionnelles.

Frais annexes

AVANTAGE TRADITIONNELLE : le voyageur a beaucoup moins de risques d’être surpris par les suppléments non annoncés au départ.

Prestations

AVANTAGE TRADITIONNELLE : il subsiste encore de nombreux services gratuits à bord des compagnies traditionnelles (boissons, journaux) qui sont payants ou absents sur les low-cost (par exemple il n’est pas prévu de service pour les enfants voyageant seuls)

Rotation

AVANTAGE TRADITIONNELLE : les compagnies traditionnelles offrent plus de possibilités de choix dans les horaires de trajets. Avec les low-cost il y a souvent un avion aller et un seul avion retour dans la journée.

Alors, si l’on veut profiter du soleil de l’Espagne ou d‘ailleurs, d’ici deux mois alors que la majorité de ses compatriotes sont encore au travail, les compagnies low-cost sont un excellent choix à condition d’être vigilant et réactif. La règle d’or reste, dans ce domaine, premier arrivé, premier servi !

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